Découvrez notre conseil d’administration : le professeur Kent Roach

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mercredi, 20 octobre 2021
Publié dans Dernières nouvelles

 

Depuis sa création en 1974, l’ICAJ s’emploie à promouvoir une saine administration de la justice ainsi qu’à soutenir la communauté juridique de toutes les manières possibles. L’ICAJ tient à remercier les membres de son conseil d’administration, qui partagent leurs compétences et œuvrent à l’amélioration du système de justice avec cœur et intelligence, au bénéfice de la société tout entière. Les actions et programmes de l’ICAJ ne seraient pas possibles sans le dévouement de ces professionnels remarquables.

Texte original en anglais

 

Que représente l’ICAJ pour vous ?

Mon premier contact avec l’ICAJ remonte à sa conférence sur le terrorisme, après le 11 septembre. L’ICAJ m’a permis d’interagir avec des membres de la profession de tous horizons, y compris des juges, ce qui représente une chance inestimable pour l’universitaire que je suis.

Pourquoi est-ce important pour vous d’être actif et de vous impliquer en marge de votre fonction ?

J’aime participer à des activités de formation continue en compagnie d’autres membres de la profession. Je trouve souvent que j’apprends plus de ces événements que ce que mes « étudiants» apprennent de moi.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

La liberté.

Y a-t-il une cause qui vous tient davantage à cœur ?

Reconnaître et, espérons-le, réparer l’injustice coloniale.
Les erreurs judiciaires.

Pensez-vous que la justice évolue avec la société ?

Difficile à dire étant donné que la société semble si polarisée aujourd’hui. Parfois la justice avance plus vite que certaines personnes, parfois elle va beaucoup trop lentement, du point de vue des victimes d’injustice et des personnes vulnérables, par exemple.

Quelle est la dernière loi ou débat public qui vous a marqué ?

J’ai été fortement impliqué dans la récente abolition des récusations péremptoires – j’ai écrit un livre sur l’affaire Gerald Stanley/Colten Boushie, j’ai témoigné au Parlement et j’ai ensuite représenté le David Asper Centre for Constitutional Rights dans son intervention dans l’affaire Chouhan.

Que pensez-vous de l’exposition sur Internet des affaires juridiques ?

Il y a un danger de simplification et de polarisation. Cela dit, je me rappelle l’époque où nous devions attendre que les premiers jugements de la Cour suprême sur la Charte soient faxés à la bibliothèque – c’est donc une amélioration.

Êtes-vous présent sur les médias sociaux ?

Non, je suis trop vieux et le format est trop court.

Avez-vous une référence/influence/modèle dans ce milieu ? Pourquoi ?

Frank Scott, parce qu’il n’a pas eu peur de se salir les mains dans les litiges et qu’il a eu une vie dynamique en dehors du droit. J’ai également eu beaucoup de grands mentors et professeurs : la juge Bertha Wilson, le sénateur Murray Sinclair, le juge Robert Sharpe, le juge Harry LaForme, la professeure Marty Friedland…

Quel est le plus grand défi auquel vous avez fait face dans votre parcours ?

Garder le travail en perspective.

Lorsque vous avez choisi d’étudier le droit, pensiez-vous ensuite poursuivre une carrière de professeur ?

Oui, mais j’ai choisi de faire plutôt des études de droit, parce que je voulais m’impliquer dans la réforme du droit et les litiges.

Si vous n’étiez pas devenu professeur qu’auriez-vous aimé faire d’autre ?

Être avocat auprès du gouvernement, peut-être. Ou encore professeur d’histoire.

Avez-vous une activité ou un passe-temps favori ?

Lire, regarder le baseball et de la mauvaise télévision, faire du vélo.

Y a-t-il un message que vous aimeriez passer aux professeurs de la nouvelle génération ? Si vous pouviez vous parler à vous-même quand vous aviez 20 ans, que vous diriez-vous ?

Faites de votre mieux pour améliorer un peu les choses, mais sachez que ce sera difficile.


À propos du professeur Kent Roach

Membre du Conseil d’administration de l’ICAJ
Professeur de droit à la Faculté de droit de l’Université de Toronto

Kent Roach est professeur de droit à la Faculté de droit de l’Université de Toronto. Il est diplômé de l’Université de Toronto et de Yale, et a été auxiliaire juridique de la juge Bertha Wilson à la Cour suprême du Canada. Il est rédacteur en chef du Criminal Law Quarterly depuis 1998. En 2002, il a été élu membre de la Société royale du Canada. En 2013, il a été l’un des quatre universitaires à recevoir une bourse de recherche Trudeau. En 2015, il a été nommé membre de l’Ordre du Canada. En 2016, il a été désigné l’un des 25 avocats les plus influents au Canada (catégorie « change-maker ») par Canadian Lawyer. Il a reçu le prix Molson en sciences humaines en 2017. Kent Roach est l’auteur de 15 ouvrages, coéditeur de 13 recueils d’essais et 3 recueils de jurisprudence. Il a écrit plus de 250 articles et chapitres publiés dans le monde. Le professeur Roach a été directeur de recherche pour l’Enquête sur la médecine légale pédiatrique (Goudge) et pour la Commission d’enquête sur les circonstances de l’attentat à la bombe contre le vol 182 d’Air India. Il a aussi été rédacteur en chef pour le rapport de la Commission de vérité et réconciliation sur les séquelles des pensionnats indiens. Il a été membre des comités d’experts sur la police, et ensuite sur la police des Autochtones du Conseil des académies canadiennes. Il est actuellement directeur de recherche pour le Independent Civilian Review of Missing Persons Investigations. Le professeur Roach a été récompensé pour ses services bénévoles et ses contributions aux libertés civiles. Il a représenté des groupes autochtones et de défense des libertés civiles dans de nombreuses interventions devant les tribunaux. Son premier contact avec l’ICAJ date de 2001 et il est membre de son conseil d’administration depuis 2018.

Biographie intégrale (anglais)

À propos de l'auteur

ICAJ

ICAJ

Fondé en 1974, l’Institut canadien d’administration de la justice (ICAJ) rassemble les individus et les institutions au service de l’administration de la justice et vise à promouvoir l’excellence en favorisant l’acquisition de connaissances, la formation et l’échange d’idées. L’ICAJ offre des programmes de formation multidisciplinaires qui s’adressent à tous les acteurs du système de justice, rédige des rapports et émet des recommandations pouvant servir d’assise au changement.