Découvrez notre conseil d’administration : l’honorable juge Michelle O’Bonsawin

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jeudi, 30 septembre 2021
Publié dans Dernières nouvelles

Depuis sa création en 1974, l’ICAJ s’emploie à promouvoir une saine administration de la justice ainsi qu’à soutenir la communauté juridique de toutes les manières possibles. L’ICAJ tient à remercier les membres de son conseil d’administration, qui partagent leurs compétences et œuvrent à l’amélioration du système de justice avec cœur et intelligence, au bénéfice de la société tout entière. Les actions et programmes de l’ICAJ ne seraient pas possibles sans le dévouement de ces professionnels remarquables.

NOTE: L’honorable juge Michelle O’Bonsawin a quitté le CA en 2022 suite à sa nomination à la Cour suprême du Canada le 1e septembre 2022.

Texte original en anglais

 

Que représente l’ICAJ pour vous ? Depuis quand êtes-vous membre du conseil d’administration de l’ICAJ ?

L’ICAJ a un rôle important à jouer dans l’administration de la justice. D’après mon expérience, l’ICAJ m’a fourni une formation qui est pertinente pour mon rôle de juge. Je suis membre du conseil d’administration depuis deux ans [2019].

Pourquoi est-ce important pour vous d’être actif et de vous impliquer en marge de votre fonction ?

Il est important pour moi d’être active dans la communauté car je veux apporter une contribution positive. Je souhaite informer les gens sur notre rôle de juge et partager mes connaissances et mon expérience des questions autochtones, en matière de droit de la santé mentale ainsi que du système de santé mentale dans le contexte judiciaire.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

J’aime la variété et relever des défis. Chaque matin, je suis fière d’aller travailler et de fournir le meilleur service public possible.

Y a-t-il une cause qui vous tient davantage à cœur ?

En tant que femme abénakise, les enjeux autochtones et l’accès à la justice en langue française me tiennent à cœur.

Avez-vous une référence/influence/modèle dans ce milieu ? Pourquoi ?

Mon modèle est la très honorable Beverley McLachlin. Tout au long de sa carrière, elle a fait preuve de beaucoup de sagesse, de dévouement et d’assurance.

Lorsque vous avez choisi d’étudier le droit, pensiez-vous ensuite poursuivre une carrière de juge ?

Je n’aspirais pas à devenir juge lorsque j’ai choisi d’étudier le droit. J’ai envisagé pour la première fois de poursuivre une carrière de juge au cours de ma première année d’études de droit. Un représentant du Commissariat à la magistrature a fait une présentation à notre cours de législation. Il nous a parlé des prérequis pour devenir juge. Il nous a dit que le juge idéal serait une femme autochtone bilingue. J’ai pensé : « Hé, c’est moi ! C’est mon objectif pour le futur ! »

Si vous n’étiez pas devenu juge qu’auriez-vous aimé faire d’autre ?

J’aurais choisi la médecine.

Avez-vous une activité ou un passe-temps favori ?

Je passe du temps avec ma famille, je travaille ma langue abénakise et je peins.

Y a-t-il un message que vous aimeriez passer aux juristes de la nouvelle génération ? Si vous pouviez vous parler à vous-même quand vous aviez 20 ans, que vous diriez-vous ?

Je vais partager les mêmes conseils que ceux que m’ont donnés mes mentors lorsque j’ai commencé à pratiquer le droit. Premièrement, assurez-vous que toutes vos interactions avec les autres sont appropriées, même avec l’avocat de la partie adverse. Vous n’avez qu’une seule réputation et veillez à la protéger, car si vous la perdez, elle est perdue à jamais. Deuxièmement, préparez chaque dossier comme si c’était votre premier. La préparation est la clé du succès.


À propos de l’honorable juge Michelle O’Bonsawin

Ancienne membre du Conseil d’administration de l’ICAJ (membre de 2019 à 2022)
Juge à la Cour suprême du Canada

Madame la Juge Michelle O’Bonsawin est Abénakise, membre de la Première Nation d’Odanak au Québec et la première juge autochtone nommée à la Cour supérieure de justice de l’Ontario à Ottawa. Elle est parfaitement bilingue et en apprentissage de sa langue abénakise. Avant d’être nommée juge, Madame la juge O’Bonsawin était l’avocate générale du Groupe des services de santé Royal Ottawa. Elle a été avocate à la Société canadienne des postes. Madame la juge O’Bonsawin a pratiqué dans les domaines du droit de la santé mentale, du droit du travail et de l’emploi, des droits de la personne et de la protection de la vie privée. Elle a également donné le cours Les autochtones et le droit à temps partiel à l’Université d’Ottawa. Elle a été membre du Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa et du Conseil d’administration des Services juridiques autochtones à la Clinique d’aide juridique de l’Université d’Ottawa. Madame la juge O’Bonsawin est régulièrement invitée comme conférencière pour parler du droit de la santé mentale et des principes Gladue. Elle a participé à des conférences avec l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario, l’Institut canadien d’administration de la justice, l’Institut national de la magistrature, le Comité d’action sur l’accès à la justice en matière civile et familiale, l’Université d’Ottawa et l’Association du Barreau du comté de Carleton. Elle a été mise en nomination pour le prix Laura Legge en 2017 et présentée dans Tête à tête – Improving Understanding in the Nation’s Courtrooms en 2016. En 2013, elle a été lauréate du prix Rising Star du magazine Lexpert, qui l’a reconnue comme l’une des meilleures avocates de moins de 40 ans au Canada. Elle a également été reconnue par Postes Canada comme une femme d’affaires de premier plan lors de la journée mondiale de la femme en 2008. Elle a été membre du conseil d’administration de l’ICAJ de 2019 à 2022 avant sa nomination à la Cour suprême du Canada le 1e septembre 2022.

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À propos de l'auteur

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Fondé en 1974, l’Institut canadien d’administration de la justice (ICAJ) rassemble les individus et les institutions au service de l’administration de la justice et vise à promouvoir l’excellence en favorisant l’acquisition de connaissances, la formation et l’échange d’idées. L’ICAJ offre de la formation sur mesure et des programmes multidisciplinaires conçus pour tous les acteurs du système de justice, rédige des rapports et émet des recommandations pouvant servir d’assise au changement.