Découvrez notre conseil d’administration : Angela Caseley

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mercredi, 8 février 2023
Publié dans Dernières nouvelles

Depuis sa création en 1974, l’ICAJ s’emploie à promouvoir une saine administration de la justice ainsi qu’à soutenir la communauté juridique de toutes les manières possibles. L’ICAJ tient à remercier les membres de son conseil d’administration, qui partagent leurs compétences et œuvrent à l’amélioration du système de justice avec cœur et intelligence, au bénéfice de la société tout entière. Les actions et programmes de l’ICAJ ne seraient pas possibles sans le dévouement de ces professionnels remarquables.

NOTE: L’honorable juge Angela Caseley a été nommée à la Cour provinciale de la Nouvelle-Écosse le 16 juin 2023.

Texte original en anglais

 

Vous avez rejoint le conseil d’administration de l’ICAJ en octobre 2022. Pourquoi avez-vous choisi cette organisation ?

Je suis encore impressionnée par les programmes de formation offerts par l’ICAJ. Ceux-ci traitent de questions importantes et actuelles. La qualité des conférenciers est inégalée.

Pourquoi est-il important pour vous d’être active et impliquée en dehors de votre profession ?

Je pense que les membres du Barreau devraient partager leur expertise et leurs expériences avec les autres avocats et les juges. En collaborant et en apportant différents points de vue, nous renforçons la profession et améliorons notre capacité à servir le public.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre profession ?

J’aime le fait qu’en tant qu’avocats, nous ne cessons jamais d’apprendre. J’apprécie également la solidarité, le fait d’aider les autres et de travailler ensemble pour apporter des changements qui comptent.

Y a-t-il une cause qui vous tient particulièrement à cœur ?

Je suis passionnée par la recherche de moyens permettant de remédier à la surreprésentation des personnes ayant des problèmes de dépendance et de santé mentale dans notre système de justice pénale.

Pensez-vous que la justice évolue au même rythme que la société ?

Je pense que la justice est souvent en réaction devant l’évolution de la société. Cependant, elle peut aussi être un moteur de changement grâce à certaines décisions, comme la clarification des droits garantis par la Charte.

Quelle est la dernière loi ou le dernier débat public qui a particulièrement retenu votre attention ?

Les débats publics relatifs à la Covid-19, aux restrictions des libertés individuelles, aux vaccins et à l’impact sur notre système de santé ont été particulièrement intéressants.

Quelle est la personne ou la personnalité qui vous a le plus inspiré dans votre carrière et pourquoi ?

Ma mère m’a sans aucun doute donné envie de devenir avocate. Son engagement personnel à donner une voix aux plus démunis m’a incitée à faire de même.

Quel est le plus grand défi auquel vous avez fait face dans votre parcours ?

Concilier famille et carrière juridique est toujours un défi, et c’était encore plus vrai lorsque mon mari était dans la Marine canadienne.

Lorsque vous avez choisi d’étudier le droit, pensiez-vous faire carrière en tant qu’avocate ?

Tout à fait. J’avais prévu devenir avocate en droit des sociétés et droit commercial, spécialisée dans les litiges fiscaux, sur Bay Street. Cependant, ma carrière a rapidement changé de direction lors de mes stages dans les cours criminelles provinciales. J’adorais la salle d’audience, l’interaction avec les clients et le sentiment d’améliorer les choses. Cela m’a passionnée.

Qu’auriez-vous aimé faire d’autre si vous n’étiez pas devenue avocate ?

J’aime découvrir le monde et aller à la rencontre des gens et de leur culture. Je suis assurément une personne qui voyage hors des sentiers battus. Dans une autre vie, j’aurais écrit des livres de voyage (avant YouTube) ou des romans d’aventures. Peut-être que je m’engagerai dans cette voie à la retraite.

Que faites-vous pendant votre temps libre, avez-vous un passe-temps ?

Je continue à voyager autant que possible, mais je suis aussi une «soccer mom» dévouée. Je m’implique activement dans l’équipe de mon fils et participe régulièrement aux événements caritatifs et aux activités de collecte de fonds.

Y a-t-il un message que vous aimeriez transmettre à la nouvelle génération d’avocats ? Si vous pouviez vous parler à vous-même lorsque vous aviez 20 ans, que diriez-vous ?

Le fait d’avoir été élevée par une mère célibataire dans une petite ville de l’Île-du-Prince-Édouard m’a posé de nombreux défis. Je ne me sentais pas à ma place à la faculté de droit ni au cours de mes premières années de pratique, et j’en ai souffert. Je ne m’étais pas rendu compte que ma plus grande force était mon empathie envers d’autres personnes qui avaient aussi fait face à des défis dans la vie. Aujourd’hui, je suis reconnaissante de ne pas m’être sentie «à ma place». Le fait d’avoir une expérience unique et d’apprécier celle des autres a enrichi ma vie, tant sur le plan personnel que professionnel.


À propos de Angela Caseley

Membre du Conseil d’administration de l’ICAJ depuis octobre 2022
Avocate principale et cheffe d’équipe, Service des poursuites pénales du Canada (SPPC)

Angela Caseley est avocate principale et cheffe d’équipe de l’équipe de supervision des mandataires au bureau régional de l’Atlantique du Service des poursuites pénales du Canada (SPPC). Elle a obtenu son diplôme de la Faculté de droit de l’Université Dalhousie en 1992. Après avoir été admise au Barreau de la Colombie-Britannique, elle a travaillé comme avocate de la défense chez Peck et Tammen avant de rejoindre le bureau de la Couronne de la Colombie-Britannique. En 1999, elle est retournée en Nouvelle-Écosse et s’est jointe au cabinet Beveridge, Lambert et Duncan où elle s’est spécialisée en défense criminelle, en droit administratif et en litige civil avant de se joindre au SPPC en 2000. Au SPPC, Angela Caseley s’est consacrée aux domaines du crime organisé, des produits de la criminalité, de l’établissement de tribunaux alternatifs et de l’administration du programme de supervision des agents. En 2007, elle a déménagé à Ottawa pour une affectation en tant que coordinatrice nationale pour les questions relatives aux produits de la criminalité, où elle s’est occupée de rédaction législative, de questions internationales et des dossiers présentés à la Cour suprême. Après son affectation, elle a repris son poste au sein de l’Unité mixte des produits de la criminalité et en est devenue l’avocate principale et la cheffe d’équipe. En 2017, elle a pris son poste actuel de cheffe d’équipe pour l’équipe de supervision des mandataires au bureau régional de l’Atlantique et a suivi un programme intensif de langue française. Angela a travaillé avec ardeur à la création d’un comité régional sur l’équité, la diversité et l’inclusion, et à l’établissement de tribunaux de traitement de la toxicomanie et de tribunaux du mieux-être dans la région de l’Atlantique. Angela travaille aussi avec le Comité de discipline et de liaison avec la Cour suprême de la Nova Scotia Barrister’s Society. Pendant son temps libre, elle aime voyager hors des sentiers battus avec son mari et regarder leur fils jouer au hockey.

À propos de l'auteur

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Fondé en 1974, l’Institut canadien d’administration de la justice (ICAJ) rassemble les individus et les institutions au service de l’administration de la justice et vise à promouvoir l’excellence en favorisant l’acquisition de connaissances, la formation et l’échange d’idées. L’ICAJ offre de la formation sur mesure et des programmes multidisciplinaires conçus pour tous les acteurs du système de justice, rédige des rapports et émet des recommandations pouvant servir d’assise au changement.