Découvrez notre conseil d’administration : l’honorable juge James O’Reilly

Publié par
mercredi, 13 octobre 2021
Publié dans Dernières nouvelles

 

Depuis sa création en 1974, l’ICAJ s’emploie à promouvoir une saine administration de la justice ainsi qu’à soutenir la communauté juridique de toutes les manières possibles. L’ICAJ tient à remercier les membres de son conseil d’administration, qui partagent leurs compétences et œuvrent à l’amélioration du système de justice avec cœur et intelligence, au bénéfice de la société tout entière. Les actions et programmes de l’ICAJ ne seraient pas possibles sans le dévouement de ces professionnels remarquables.

Texte original en anglais

 

Que représente l’ICAJ pour vous ?

Je suis membre du conseil d’administration depuis 2012. Lorsque j’ai rejoint l’ICAJ, j’en savais peu sur l’organisation elle-même, même si je connaissais très bien ses programmes. Aujourd’hui, j’ai une meilleure idée du rôle unique que joue l’ICAJ pour faire progresser l’administration de la justice au Canada. Mon activité principale auprès de l’ICAJ concerne les programmes de rédaction de jugements. En cette matière, l’ICAJ a eu un grand impact sur la qualité des décisions écrites rendues par les juges et les décideurs administratifs.

Pourquoi est-ce important pour vous d’être actif et de vous impliquer en marge de votre fonction ?

Je pense qu’il est important d’aborder le travail dans un contexte plus large. En tant qu’avocat, je me suis impliqué auprès de diverses organisations (par exemple, l’Association internationale du Barreau, l’Association du Barreau canadien, etc.) afin d’en savoir davantage sur ce que les autres membres de ma profession apprenaient et vivaient, et ainsi contribuer à mon tour au travail de mes collègues au Canada et ailleurs. En tant que juge, je ressens le même besoin de jauger et comprendre le paysage juridique dans lequel j’évolue.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

J’aime relever le défi d’essayer de trouver la bonne réponse à des questions juridiques difficiles, pour ensuite trouver un moyen d’exprimer cette réponse clairement et soigneusement dans mes décisions écrites.

Avez-vous une référence/influence/modèle dans ce milieu ? Pourquoi ?

J’ai eu le grand privilège de travailler en étroite collaboration avec des juges de toutes les instances, y compris la Cour suprême du Canada. J’ai été inspiré par bon nombre de ces juges et j’ai acquis la conviction que ce serait un honneur de devenir membre de la magistrature canadienne.

Lorsque vous avez choisi d’étudier le droit, pensiez-vous ensuite poursuivre une carrière de juge ?

Jamais. Cette possibilité ne m’a jamais effleuré l’esprit jusqu’à ce que j’accepte le poste de conseiller juridique principal à la Cour suprême du Canada. Trois de mes prédécesseurs à ce poste sont devenus juges après avoir quitté la CSC, et j’ai donc moi aussi commencé à y songer.

Si vous n’étiez pas devenu juge qu’auriez-vous aimé faire d’autre ?

J’aurais probablement fini par enseigner le droit à plein temps. J’aime toujours enseigner et je saute sur chaque occasion d’en faire plus.

Y a-t-il un message que vous aimeriez passer aux juges de la nouvelle génération ? Si vous pouviez vous parler à vous-même quand vous aviez 20 ans, que vous diriez-vous ?

Ma carrière s’est dessinée en fonction des occasions et des emplois que je savais susceptibles de m’intéresser, et pour lesquels je pensais être doué. Je n’avais pas d’autre plan que cela, et j’ai donc fait des choix inhabituels en cours de route. Il s’est avéré que c’était de bonnes décisions. Je conseillerais aux jeunes avocats de faire de même, s’ils le peuvent. Quant aux jeunes juges, je les encouragerais à s’investir dans des activités qui dépassent les tâches quotidiennes de la Cour, que ce soit au sein de leurs tribunaux respectifs, de facultés de droit, ou d‘organisations comme l’Institut national de la magistrature ou, bien sûr, l’ICAJ. Ce type d’activités enrichit considérablement l’expérience judiciaire.


À propos de l’honorable juge James O’Reilly

Président du Conseil d’administration de l’ICAJ
Juge à la Cour fédérale et à la Cour d’appel de la cour martiale

Le juge James O’Reilly a été nommé juge de la Cour fédérale en 2002, et juge de la Cour d’appel de la cour martiale en 2003. Il détient un baccalauréat spécialisé de l’Université de Western Ontario, un baccalauréat en droit de la faculté de droit Osgoode, puis une maîtrise en droit de l’Université d’Ottawa. Le juge O’Reilly a occupé divers postes variés au cours de sa carrière : Consultant auprès de la Commission de réforme du droit du Canada ; avocat-conseil du ministère de la Justice ; avocat en cabinet privé spécialisé en politique juridique et en réforme du droit ; adjoint exécutif juridique à la Cour suprême du Canada ; directeur exécutif associé de l’Institut national de la magistrature ; et avocat au sein du groupe menant des enquêtes sur la collusion à Londres, en Angleterre. Il est l’auteur de plusieurs rapports et publications et il a enseigné le droit à l’Université Carleton, à l’Université d’Ottawa, à l’Université McGill, à l’Université Western et au Barreau du Haut-Canada. Il est membre du McLaughlin College de l’Université York. Le juge O’Reilly copréside le Colloque sur la rédaction des jugements de l’Institut canadien d’administration de la justice (ICAJ) depuis 2010, est membre de son conseil d’administration depuis 2012. Président du CA depuis 2019, il poursuivra son rôle à titre de président sortant dès décembre 2021.

Biographie intégrale

À propos de l'auteur

ICAJ

ICAJ

Fondé en 1974, l’Institut canadien d’administration de la justice (ICAJ) rassemble les individus et les institutions au service de l’administration de la justice et vise à promouvoir l’excellence en favorisant l’acquisition de connaissances, la formation et l’échange d’idées. L’ICAJ offre des programmes de formation multidisciplinaires qui s’adressent à tous les acteurs du système de justice, rédige des rapports et émet des recommandations pouvant servir d’assise au changement.